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Affichage des articles du 2009

Un an

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Sold Out !!

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Un merci chaleureux à tous ceux qui se sont rendus à la librairie Artazart pour se procurer un coffret du Paravent des Ires. C'est fou, il n'y en a déjà plus !! :]

J'espère que les livres vous auront plu ; n'hésitez pas à laisser vos commentaires ici ou sur le site des autres auteurs pour nous donner vos impressions.

Nous irons d'ici peu en déposer de nouvelles versions, customisées par chacun des dessinateurs, comme ce fut le cas ici par Véro (Surprise inside). Mais il ne nous en reste plus beaucoup, nous envisageons d'en réimprimer davantage en septembre.

Rendez-vous d'ici quelques jours donc, pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir le leur...

NB : Et pour ceux n'habitant pas Paris... Il est probable que les versions suivantes seront distribuées aussi par la poste, mais... pas tout de suite.

Le Paravent des Ires

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J'ai mis à jour mon site (qui pour l'occasion s'est vu ajouter une nouvelle catégorie "Parutions") pour présenter la collection du Paravent des Ires, récemment parue chez les Grands Arbres, une aventure d'auto-édition que j'ai entreprise avec Maya.

J'en avais déjà parlé récemment avant de partir à Rome présenter le projet avec elle ; vous pouvez désormais vous procurer le coffret ou des exemplaires uniques à la librairie Artazart, dans le Xe arrondissement !

L'accueil à Rome à été bon, le festival aussi magique que l'année passée. C'était vraiment motivant de présenter le travail de chacun, de discuter et d'avoir les avis des gens sur place. Il risque même d'y avoir d'autres surprises prochainement, je vous tiendrai au courant !

Pour le moment, si vous désirez plus d'informations sur la collection et leurs auteurs, rendez-vous sur le site !

Adieu Printemps

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Où es-tu douleur ma sirène
Sur notre empire assis reine tu resteras
Même proche peine lointaine
Une écharde que j’aime et qui un jour m’aima

Matin ton chant ne m’atteint plus
Le facteur en silence cherche une lettre absente
Assez celle qui m’aima s’est tue
Quand elles sentent encore les fleurs fanées nous hantent

De nos rires reste l’écho
Dont les hoquets se perdent en sinistres ballades
Fuyez ces ruines mon château
L’amour est après nous comme un oiseau malade
Et toujours un mot qui toujours meurt trop tôt

Ah aimer souffrir délicat
Tu nous ouvres les bras comme un lys ses corolles
Calice bu la mort s’abat
Fulgurance amère qui de romance à trépas
Accueille les abeilles venues payer l’obole

Cette main qu’hier encore contre moi je tenais
Eut un jour ce geste fatal
Cette main qui mon coeur et mon corps dominait
S’en alla brusquement verticale
Cette main que j’aimais m’est perdue à jamais

Cette main mais ce corps aux couleurs de l’été
Qui m’offrait ses saveurs en trésors inavoués
Qu’importe alors les messes et l’…

Oreiller d'herbes

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Je lis en ce moment l'étonnant Oreiller d'herbes de Natsumé Soseki, roman poétique qu'il définit lui-même comme un "roman-haïku". Je n'avais pas été touché par Je suis un chat, que la critique pourtant porte aux nues et qui est censé être son oeuvre majeure ; j'avais trouvé l'écriture ampoulée et le tout un peu kitsch, mais sans doute était-ce plutôt dû à une affreuse traduction.

Elle est ici excellente. Rendant invisible l'artifice, elle annule la distance entre les langues, les époques et les cultures. Un peintre se retire dans une auberge de montagne pour peindre et réfléchir sur son art, sur l'acte de création. On le suit comme s'il était tout à fait possible qu'on passe à son tour prochainement dans cette auberge, bien qu'elle se trouve en fait au début du XXe siècle.
"Conscient de la singularité de son oeuvre, l'auteur écrivit : "Si ce roman-haïku (l'expression est certes bizarre) s'avère possible, il ouvr…
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Trois heures et demie de marche dans la montagne hier, avec Égide, Léonard, Oswald et Claude, jusqu'au lac artificiel de Rwegura, à 20 kms d'ici, qui alimente la centrale hydroélectrique de la région, dont l'énergie produite est consommée jusqu'à Bujumbura.
Heureusement, la pluie est tombée au km 20, à cent mètres des maisons des techniciens de la REGIDESO, qui nous ont accueilli. Quelques heures plus tard, à l'arrière d'un pick-up, sous des trombes d'eau, on parcourait à rebours la distance devenue incroyable qui nous séparait de Kayanza.


Nouvelle Star !

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Non non, vous ne rêvez pas !

Vous avez bien lu...

Il n'y a pas de trucage, c'est un vrai magazine ! Pas de photoshop, enfin... si forcément, mais en tout cas le résultat est là, en toutes lettres...

En pleine couverture de...

Mais non... Parents magazine !



Après le succès international de son papa sur la NHK et l'avènement prochain de la future black bomb du R'n'B (je sais... ça n'a rien à voir avec le R'n'B, mais ça fait plus huntzhuntz, c'est tout...), voici dans toutes les villes de France et de Navarre, exposés en grand sur les murs, les beaux yeux de mer de Thaë !

Courez vite acheter le votre et bénéficiez de cette offre irrésistible en ces temps humides, un bavoir 100 % coton bio, yéé !







© photo : Marc Plantec / © stylisme : Julie Nivert
On sent une certaine influence japonaise quand même...

Aragon ou l'esthétique amoureuse d'un idéal poétique

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Le 25 avril dernier, l’émission Une vie, une oeuvre, sur France Culture, était consacrée à Aragon. On a pu y entendre notamment Olivier Barbarant, qui a rassemblé les oeuvres complètes d'Aragon dans la collection de la Pléiade, auteur aussi de La mémoire et l'excès, ouvrage qui propose une relecture de la totalité de son oeuvre poétique, au-delà des ambiguïtés du personnage et du mythe qui l’entoure, et Josiane Savigneau, qui rédige en ce moment une biographie d'Aragon, à paraître chez Gallimard fin 2010.

Je me demandais justement pourquoi il n'existe toujours pas de biographie récente d'un homme d'une ampleur telle qu'Aragon, dans sa vie et dans son oeuvre. Il en existe bien une, de Pierre Daix, ami de l’écrivain et communiste lui-même, parue du vivant d’Aragon, en 1975, sans sa complicité, puis remaniée en 1994. Cependant, bien que cette biographie ait été écrite par un proche collaborateur d’Aragon — de 1948 à 1972 — et que la seconde édition bénéficie de…

Intermède

Changeons un peu de sujet.

J'ai passé une journée délicieuse dimanche dernier, dans le silence ensoleillé de ma chambre à Muyange. C'était la première fois que j'étais vraiment seul, le premier regroupement IFADEM s'étant terminé la veille. Et mine de rien, ça fait aussi du bien d'être seul, d'avoir un peu le loisir de revenir sur tous ces événements, passés, présents.

J'ai lu. J'ai fini un livre, dont je parlerai sans doute ici, sur ce qui s'est passé pas très loin. Une lumière obscure qui n'en éclaire pas moins une partie du contexte où je vis, mais que l'actualité tend à rendre moins visible aujourd'hui.

Mon journal ouvert en décembre 2007.

Aragon aussi, et la notice des Yeux d'Elsa qui permet d'en comprendre le contexte, encore une fois, dans lequel est née la renaissance de son écriture poétique et la naissance d'un chant national, depuis Le Crève-coeur. La force du poème éponyme... La Nuit de Dunkerque, Plus belle que les l…

Petits arrangements entre amis

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Me voici revenu à la ville et à mes premières amours, le Céprodilic.

Étrange contradiction des phénomènes d'acclimatation... On ne prend réellement conscience du changement qu'en se confrontant à nouveau au même, à intervalle différent.

Revenir à Bujumbura, après deux semaines passées dans les montagnes de Kayanza, a eu pour effet de me faire revivre, à contrario, la timidité des premiers jours. Timidité que j'évoquais déjà alors, dans le pas indécis qui se hasarde sans but à rencontrer une direction nouvelle, mais dont j'ai pris pleinement conscience maintenant que je déambule sans souci dans les rues de jour comme de nuit.

Mais comme les villes sont folles quand on quitte la campagne ! Je n'ai pas passé une journée ici que déjà j'ai envie de retrouver les vertes déclinaisons des collines, l'odeur des vaches et des poules, le calme de Muyange et le sourire des bonnes soeurs... Et pourtant, déjà demain peut-être, la ville m'aura rendu l'enveloppe du ci…

L'arrivée des tambourinaires

En attendant les tambourinaires...

Inauguration de l'espace IFADEM, Kayanza, 3 avril 2009

Quand y'a des fruits, y'a pas d'omelette

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Kayanza est située à 1h30 de Bujumbura, à 20 kms de la frontière rwandaise. Plus qu'une ville, c'est un virage dans la montagne, autour duquel se sont construites des maisons, puis des commerces. Mais c'est surtout la croisée de deux routes, dont l'une va vers le Rwanda et l'Uganda et l'autre vers la Tanzanie.

Kayanza est un carrefour.

Le Lycée Pédagogique, où se déroule IFADEM, se trouve en haut d'une colline, à 3 kms de la ville. Alors qu'en bas il n'y a disons... pas grand chose, là-haut il n'y a... rien, un rien sonore, comme la raclure d'une gorge qui éructe dans une tempête de sable...

"Mais la campagne est belle", m'a dit, avec raison, Pierre-Jean Loiret, directeur délégué du programme innovation par les Technologies de l'Information et de la Communication à l'AUF...

Oui... La campagne est très jolie.


Seulement voilà, l'idée que je m'étais faite de l'endroit où j'allais passé les deux prochains mois …

Pendant ce temps, Thaë...

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De l'inégalité des sexes

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En feuilletant un guide à l'usage des maîtres aujourd'hui, je suis tombé sur l'extrait d'un article de la revue Notre Librairie dans lequel les journalistes ont demandé à des hommes, au Bénin, au Cameroun et au Togo s'ils estimaient juste que la femme devienne leur égale...

Alors que chez nous il est politiquement incorrect de mettre cette égalité en question, et qu'il faut bien peser ses mots si on ose dire le contraire, au risque de se voir taxer de machisme si l'on avance l'hypothèse que, souvent, à sacs égaux de ciments chargés sur le dos, un homme parcourt généralement une distance supérieure à celle de la femme, je trouve leurs réponses édifiantes sur l'équilibre persistant dans les sociétés plus traditionnelles que la nôtre, où les modèles, religieux ou autres, ont une influence que nous ne connaissons plus. Et même si, par nature, je ne peux me ranger à leur avis, il est en tout cas plus fondé, dans ce contexte particulier, que les aboiements…

Pas si dur à cuire

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- Ca va ?
- C'est bon.

Mais dès que le soleil a dépassé les maisons :

- Ca va ?
- Ah ! Je suis fa-ti-gué ! (avec 3 "f" et un â bien gras comme dans pâtes)

A Bujumbura, la chaleur est écrasante.

Le blanc est bien faible en Afrique, il ressemble à une girafe dans un zoo, à un lapin sans ses oreilles, à un bobtail qu'on a tondu ; l'évidence que physiologiquement, son milieu naturel est ailleurs... Il lui manque le cuir, une épaisseur de peau, une épaisseur d'épaule, pour arriver sans trop souffrir à la fin de la journée...

Dehors, immédiatement, j'ai l'impression d'être comme ces écorchés en mouvement croisés à l'exposition scientifico-sensationnelle "Our Body / à corps ouvert", ou comme un gigot d'agneau sur la braise, pour ceux qui l'aurait manquée... Je rôtis littéralement sur place, et les moults couches de crème dont je m'enduis pour garder les chairs tendres ne servent à rien ; elles se mêlent irrémédiablement aux flots …

Pendant ce temps, Thaë...

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Un mensonge répété mille fois devient une vérité

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Au matin du premier jour, en découvrant la ville, je ne peux déjà m'empêcher de me sentir floué, encore une fois, par le sensationnalisme de notre société qui a depuis longtemps délaissé la raison pour s'adresser au ventre.

On a beau faire un effort pour se le redire, on est toujours plus ou moins piégé dans la glu d'illusion des images qui vous font prendre un (nécessairement) sinistre accident pour une triste généralité. Il en est ainsi de toutes les images que l'on nous montre sur l'Afrique, même si l'époque donne désormais au sensationnel des allures de reportages ou l'autorité de la réflexion.

Tout ce qui m'a été donné de voir sur le Burundi avant mon départ avait trait aux terribles assassinats d'albinos, dont les membres transformés en différents élixirs ou amulettes de longévité, de bonne santé ou de durable bagatelle sont vendus par des sorciers...

Ce n'est pas un article isolé sur lequel je serais tombé au hasard de mes recherches en pré…