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Affichage des articles du septembre, 2005

Les Yeux de mer

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Les flots étaient houleux, alors que je partais,
Mais le reflet des vagues sur tes cheveux défaits
Rendait le vent rebelle de ce jour finissant
Infiniment plus beau à mesure que mourait,
Dans un dernier sursaut, la lumière d’argent
De ton sourire inquiet.
S’il eut fallu mourir, à cet instant précis,
Je serais mort en paix.
Mais le sort indécis
Marque souvent le désir au fer du regret.

Tu m’as dit : « Ne pars pas !
Rien ne t’attend là-bas.
La mer vole les marins
Et ne laisse à leur femme
Qu’un vide désert infâme
Où s’échoue le chagrin. »
Et j’ai cueilli la perle qui roulait dans tes yeux,
Aussi bleue que la mer qui m’emmenait loin d’eux.
Personne ne peut sécher les larmes sur les vagues,
Aucun serment, aucun murmure, aucune bague.

A présent solitaire, dis, que me reste-t-il
De ces moments passés à se croire immortels ?
L’image de tes yeux dont je peuple mon île
Sur les plages de silence d’un naufrage perpétuel.

J’ai jeté l’encre sur tant de lettres
Pour y fixer la peine, la perte.
Et j’ai vidé tant de …

La force centripète n'y pourra rien...

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C'est toujours difficile de quitter la turbine.

Ces milles petites choses qui vous collent, qui vous retiennent, ces mots que l'on dit qui font qu'on vous rappelle, et puis... on oublie. On oublie qu'ailleurs les fleurs aussi existent, pas simplement imprimées sur des bottes en vinyl, que le ciel n'a pas de limite, que le vent peut charier d'autres parfums que les ondes métalliques que l'on se prend à ne plus remarquer.

La force centripète de la machine vous ramène à l'épicentre de votre vie urbaine tous les soirs et vous expulse à nouveau en d'autres centres, dans le flot des matins de Panurge. Plaqué contre la vitre à humer des humeurs noires, on oublie. On oublie qu'il existe ailleurs un monde, à la lisière des chemins de fer, où on peut étendre les bras sans atteindre de murs, où on peut courir sans s'arrêter et s'asseoir à des kilomètres du point de départ.

Mais il suffit pourtant d'une brèche, d'une fissure du temps pour sa…

En attendant la prochaine vague...

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Irezumi

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A force de croiser jeunes hommes et jeunes filles arborant fièrement de larges tatouages, je suis allé un peu corriger mes stéréotypes...

Même si le tatouage était déjà utilisé par les Aïnus de Hokkaïdo il y a plus de 1200 ans, il n'existe sous la forme qu'on lui connaît aujourd'hui que depuis 300 ans, période de l'ère d'Edo.

A cette époque on tatouait les prisonniers en fonction de leurs crimes. Une fois leur peine purgée, les brigands recherchaient les services de spécialistes pour camoufler leur matricule dans le coeur de roses pourpres, entre les griffes de dragons belliqueux ou dans les moustaches de carpes flegmatiques.

Petit à petit, le tatouage intégral est apparu, et a acquis ses lettres de noblesses, toujours envelopées pourtant du même parfum sulfureux.

Signe de fierté pour les Yakuza, qui pouvaient endurer les souffrances du tatouage à l'aiguille pendant deux ou trois ans parfois, et les Geishas qui enturbannaient leurs clients d'autant plus facil…

La beauté des catastrophes

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Un autre regard sur le phénomène à l'origine de la tragédie des jours passés qui a détruit la vie de tant de gens...

Un changement de perspective qui nous rappelle qu'au-delà de la douleur, notre univers est bien plus grand.

Et qu'il ne nous voit pas quand, sur Terre, il fait souffler ses vents...

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Merci Dine...

RADIO BLOUG UPDATED !!

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Le jeu des équilibres nous amène à une exacte opposée...

RADIO BLOUG change ses programmes et vous permet de découvrir la musique traditionnelle d'Ise !

Si vous aviez raté le Kabuki, c'est le moment de vous faire un thé et de vous y installer... Le rideau se lève.

[MAJ] Grâce au talent incommensurable de Kek, Radio Bloug s'offre une nouvelle robe qui lui donne vraiment de la gueule, si vous me permettez !

Patate douce...

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Ca vient de chez Dine, ce parfum nostalgique si loin de là où j'habite... Un autre voyage, dans un autre pays, celui du temps passé.

Les souvenirs culinaires de l'enfance en cinq déclinaisons, auxquels on repense parfois avec un peu d'envie, chez moi tournent surtout autour des gâteaux...

Ne serait-ce que l'odeur déjà, l'attente ensuite, et cette excitation à regarder cuire son désir par la porte du four, en calmant son impatience des maigres dos de cuillères et des insuffisants fonds de casseroles, ont fait pour moi de ces desserts, préparés par ma mère, de loin les mets les plus délicats.

Tout d'abord chaque année, pendant tant d'années, même parfois après que je sois parti, le traditionnel gâteau au chocolat de mes anniversaires !

Parfois trop cuit, parfois trop mou, toujours exquis, il a patiemment déposé en moi un limon de souvenirs comme la vague imprime au rocher, de son rythme régulier, sa forme douce et arrondie. Certains entendent la mer dans les c…

Comme un ouragan

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Crois-y
Crois-y
Au soleil
Ici on croise les doigts
Et on prie pour vous
Victimes d'un ciel ingrat
Un ouragan là-bas
Est un typhon ici
L'autre s'appelait Katrina
C'lui-ci c'est Nabi
Enchanté
Enchanté
Comptez sur moi,
J'ai envie de faire autant de dégâts
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