Une plage de Silence

Me voici de retour au Japon!

J'aime ces moments où le présent se rattache encore à un passé différent. Je reprends mes marques, mais le temps que j'ai passé en France m'empêche encore de trouver mon environnement tout à fait normal. Un peu comme quand on commence un nouveau cahier...

De mon voyage, il me reste la joie d'avoir pu voir presque tous mes amis, ma famille, d'avoir passé mes examens avec une certaine facilité (c'est du moins ce que je crois...), d'avoir trouvé les choses nouvelles autour de moi et différentes. J'ai dormi dans des endroits divers, sans jamais en avoir un vraiment à moi, j'ai pu rentrer en Normandie, et même aller jusqu'à Berlin.


J'aurais voulu mettre des photos de Paris, mais... j'ai perdu mon appareil au petit matin, après la fête de la musique!
J'avais pourtant passé une soirée magique avec Timiri, que je n'avais pas revue depuis presque deux ans. Paris ne ressemblait pas à Paris, l'atmosphère y était chaude, dorée, et c'était la première fois que je pouvais enfin prendre des photos depuis mon arrivée!

Après avoir écouté de la musique tahitienne en buvant du rhum, nous sommes partis au hasard des rues, autour de la Seine d'abord, puis vers Beaubourg où tout une impasse dansait la salsa, et jusqu'au Louvre enfin, en traversant le Marais. A trois heures, si le pont des arts rebondissait encore du son des Djembés, la fête ailleurs était finie. Le chemin nous a alors ramené vers le boulevard St Michel où j’allais raccompagner Timiri lorsque nous sommes entrés dans une petite rue où un groupe de personnes était rassemblé autour d’un homme au visage de Pierrot, avec des yeux bleus d’une douceur rare, qui chantait des chansons françaises. Les paroles étaient à la disposition de tous et tout le monde donc chantait: des jeunes, des vieux, des étrangers, des fous, des timides, des jolies filles. Même Shakira est passée par là, je l’ai reconnue sur une affiche en passant à la Fnac le lendemain. Joël (c’est le nom du Pierrot) a chanté pendant 8 heures sans interruption et il était 4 heures passées lorsque nous sommes partis.

Ce n'est que plus tard dans le RER, en voulant regarder les photos de la soirée, que je me suis aperçu que ça n'allait pas être possible. C'était donc ça ce son sourd que j'avais entendu à mes pieds entre deux couplets de "la bohème" sans y prêter attention!

A défaut d'images fixes, il me reste celles plus subtiles du souvenir...

(Et pour la suite, pas de soucis, je viens de m'en acheter un autre et encore mieux!)

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