Quilucru !

J'ai passé la soirée d'hier à "La Rumba" à danser la salsa !

Deux cubains donnaient le cours gratuit à une foule de minettes extasiées dans cette boîte de Roppongi, le quartier des discos et bars à gogo, véritable Disneyland des plus de 18 ans dans toute sa diversité, du Mac do au bar à hotesses.

J'ai pensé à Dani, bien sûr, avec qui j'étais allé dans une boîte salsa à Paris étancher dans la bière mon dépit à voir les filles se battre pour se faire chavirer par les beau gosses qui y travaillaient. On s'était juré, à l'époque, de prendre des cours nous aussi, pour faire les kings le samedi soir, mais comme d'habitude, on a plutôt fait les horreurs dans les bars de Montmartre (moi en tout cas!).

Alors, prendre un cours ici, avec une amie étudiante de surcroît, c'est toujours un petit pas de plus vers le roi de la piste de danse que je ne serai jamais, me suis-je dit. Sauf que...le cours de salsa s'est avéré n'être pas ça du tout! C'était plutôt un truc sex, mais genre Bollywood, avec les filles d'un côté (une bonne quarantaine) et les mecs de l'autre (à peine cinq). Les unes n'avancaient vers nous que pour se retourner en nous montrant leurs fesses, tandis que nous nous penchions vers elles dans un mouvement à la "Shake Shake Baby".

C'était assez marrant en somme de voir tous les gens d'une boîte essayer de faire un chorégraphie en une demie-heure, même si c'était assez loin de l'idée que je m'étais faite de cette soirée! Je n'ai pas pu m'enpêcher de me demander comment ce cours improvisé se serait passé en France. En fait, j'ai l'impression que les japonais, malgré les règles de politesse et le manque de spontanité qui régissent les relations sociales ici, s'amusent d'une manière plus candide que chez nous lorsqu'ils sont ensemble. J'ai l'impression, par exemple, que la parodie de scène de drague à la West-Side Story, que Victor et Alberto ont essayé de nous faire répéter, aurait vite été prise beaucoup plus au sérieux et que le tout aurait été rapidement beaucoup plus caliente! Il fallait voir les efforts des deux cubains à essayer de faire remuer les fesses des japonaises en face de nous d'une manière sensuelle. Si elles y arrivaient parfois, c'était pourtant toujours avec l'air de se demander "Mais qu'est-ce que ça va leur faire?"

C'est d'ailleurs une réflexion que je me suis souvent faite ici en voyant le peu de vêtements que certaines filles arrivent à porter et qui ont l'air de se s'étonner que leur jupe soit courte lorsqu'elle leur arrive aux oreilles. C'est assez extraordinaire...

Non, ça ne choque personne ici. Un sourcil qui se lève, à peine, ou la pupille d'un vieux qui se dilatte dans le métro, mais pas beaucoup plus... A Paris, la pauvre fille ne traverserait pas la ville sans que ce peu de vêtements lui soit retiré et qu'elle emporte avec elle les compliments flatteurs et emphatiques dont les parisiens sont parfois si prolixes. C'est d'ailleurs pour ça que les femmes si peu vêtues, chez nous, sont cachées et qu'il faut payer pour les voir. Mais là, c'est tout de suite moins candide...

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