A l'ombre des saisons


Concordance des temps

Et dance du vent

Saisies d'imagination
Les saisons
La venue du printemps
Caressent le globe
Comme la peau un amant

La terre qui frémit
Aux échos de l'amour
Effile au fil des jours
L'haleine des chants fleuris
Des sexes en symphonies
Y luisent au petit-jour
Comme autant d'oriflammes
Sur le chemins des bourgs

Au repas de leurs noces
Tous les convives jouissent
De ces couleurs précoces
A l'embrasure des lys
La gloire du matin
Les ancolies en flammes
attisent les belles-de-nuit
Les juliennes de ces dames
Dans le lit des jardins
Où les lupins hybrides
îvres de rosée
Osent les aimer

Les daphnés déflorées
De ces fêtes organiques
Dont les ondées votives
Malmènent les toisons
Reparaîtront demain
Aussi fraîches que naïves
Dans les bras des chardons

C'est là la magie vaine
De ces élans antiques
Les éphémères s'obtiennent
Les gueules-de-loup se lassent
Même l'herbe où elles se couchent
Jalouse leur audace
La promesse d'un retour
Les toujours de jeunesse
Où leur amour se blesse

C'est un parfum d'Azur
Une mélodie d'enfance
Qu'on lit dans les cambrures
De ses robes
De ses dances
Aux quatre coins du monde
Elle erre
Féconde
La ronde aux cheveux verts
L'envie
Un fruit imaginaire


(Je m'en voulais un peu d'être passé à côté du printemps sans évoquer les cerisiers,
mais les images de Dine m'en ont fait sentir le parfum...)

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