C'est pô une blog!
ॐ बाबा ! आो यार, कुछ रुको, यह मेरी कहानी है । बैठो बैठो और कुछ पढ़ो॥ Voici l'histoire incertaine d'un voyage, de ses différents points d'ancrages et des empreintes qu'il me laisse. Détendez-vous! Vous êtes partis... 所変われば品変わる。大海の一滴 けど これ ぼく の はなし です。 Muzungu ! Muzungu ! Jewe ndi umuzungu !
04 septembre 2010
16 août 2010
Dernier message
Je me souviens. Il y a six mois déjà...
Je me souviens, papa, de la porte bleue par laquelle tu regardais le monde.
Je me souviens de ton regard de lumière et d’amour, qui nous a vu grandir, qui nous a fait grandir.
Je me souviens qu’adolescent, ça m’agaçait un peu que tu me regardes longtemps comme ça, non pas que ça m’agaçait vraiment, mais je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas qu’au-delà de l’instant, c’était moi tout entier, de la naissance à ce jour, que tu regardais avec amour.
Puis j’ai grandi. Je suis devenu père à mon tour. Et je regarde mon enfant avec tes yeux, et le même amour.
Avant cela même, j’avais grandi, quand j’ai compris que ce que tu nous as donné, en fait tu nous l’as offert.
Je suis heureux d’être passé de l’âge ignorant, où tout ce qui est reçu n’est jamais qu’évidence, avec toi, à celui de l’adulte qui prend conscience de la chance qu’il a eue d’avoir des parents aimants.
Et rien n’est jamais donné, tout est toujours offert. Les cadeaux, les voyages, les connaissances, l’étude, les vacances, les moments partagés, et l’expérience, oui... j’en ai l’expérience ! disais-tu... sont autant de petits sacrifices offerts à l’amour de ses enfants.
Je me souviens que j’ai longtemps cru que c’était nous qui vous accompagnions sur les routes de vacances, loin, parfois même hors de France, quand en fait, à chaque fois, c’était vous qui nous accompagniez, qui nous le permettiez.
Tout ça, vendredi, j’aurais voulu te le dire mieux, mais je te l’ai dit comme ça, dans le bleu de tes yeux.
Tu nous as transmis l’élégance.
Tu nous as transmis l’harmonie, des formes, des couleurs, et des choses essentielles de la vie.
L’amour est un foyer dont il faut sans cesse entretenir le feu... Rappelle-t-en, me disais-tu. Il en est de l’amour comme du souvenir. Ça, je ne l’oublierai jamais.
Je me souviens aussi qu’à chaque moment unique tu me disais :
C’est bien de faire des choses... Ça fait des beaux souvenirs.
Et moi, toujours à l’âge du couteau, je ne le comprenais pas. Les choses ne sont pas faites pour avoir été vécues, disais-je, mais pour être vécues dans leur moment présent ! À quoi bon vivre les choses si ce n’est que pour en faire des souvenirs ! J’étais jeune et je ne comprenais pas comme je comprends aujourd’hui à quel point tu avais raison.
C’est si important de se souvenir, papa... Tous ces moments que j’ai connus de toi, ils ont existé, et ils existeront toujours.
Alors merci le ciel de m’avoir fait descendre chez vous deux, mes parents.
Merci papa d’avoir été toi.
Merci de m’avoir fait partager ta vie et d’avoir eu le souci de nous en transmettre, à Lilas, à maman et à moi, toujours que le meilleur.
Et je te promets que chaque année désormais, nous célèbrerons en ton nom la fête que tes pensées rêveuses ont créée début mars. Chaque année en ton nom, nous célébrerons la journée de la vinaigrette pour la femme !
Aujourd’hui tu es parti, tu es bien maintenant.
Il reste nous tous ici rassemblés. Il reste l’amour que l’on te porte, la peine de te voir si tôt quitter le monde, et les regrets... la conscience crue, l’évidence de se dire, qu’à tout jamais désormais, tout ce qui n’a pas été dit ne le sera jamais plus.
Avant que tu partes, je voulais que tu me donnes un conseil, un mot que tu aurais planté et qui aurait doucement germé en moi, jusqu’à ce que je le comprenne plus tard, au fil des années. Mais ce n’est pas tant par les mots que tu m’as dit des choses, c’est par le modèle de père que tu nous as offert. Et ce conseil que je voulais, je comprends aujourd’hui que toute ta vie tu me l’as montré, que toute ma vie je l’ai toujours eu sans forcément le reconnaître : c’est la générosité.
Et j’ai compris vendredi dans ton regard que ce qui véhicule mieux tout ce que tu m’as toujours dit, ce n’est non pas les mots, mais le bleu de tes yeux.
Alors si j’étais un renard je te dirais : l’amour est indicible pour les mots, on ne voit bien qu’au fond des yeux.
Merci de me l’avoir appris. Tu es avec moi toujours, en moi désormais présent comme le sang dans ce corps nouveau qui apprend à naître de ta mort.
15 septembre 2009
25 juillet 2009
Sold Out !!
Un merci chaleureux à tous ceux qui se sont rendus à la librairie Artazart pour se procurer un coffret du Paravent des Ires. C'est fou, il n'y en a déjà plus !! :]J'espère que les livres vous auront plu ; n'hésitez pas à laisser vos commentaires ici ou sur le site des autres auteurs pour nous donner vos impressions.
Nous irons d'ici peu en déposer de nouvelles versions, customisées par chacun des dessinateurs, comme ce fut le cas ici par Véro (Surprise inside). Mais il ne nous en reste plus beaucoup, nous envisageons d'en réimprimer davantage en septembre.
Rendez-vous d'ici quelques jours donc, pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir le leur...
NB : Et pour ceux n'habitant pas Paris... Il est probable que les versions suivantes seront distribuées aussi par la poste, mais... pas tout de suite.
17 juillet 2009
Le Paravent des Ires
J'ai mis à jour mon site (qui pour l'occasion s'est vu ajouter une nouvelle catégorie "Parutions") pour présenter la collection du Paravent des Ires, récemment parue chez les Grands Arbres, une aventure d'auto-édition que j'ai entreprise avec Maya. J'en avais déjà parlé récemment avant de partir à Rome présenter le projet avec elle ; vous pouvez désormais vous procurer le coffret ou des exemplaires uniques à la librairie Artazart, dans le Xe arrondissement !
L'accueil à Rome à été bon, le festival aussi magique que l'année passée. C'était vraiment motivant de présenter le travail de chacun, de discuter et d'avoir les avis des gens sur place. Il risque même d'y avoir d'autres surprises prochainement, je vous tiendrai au courant !
Pour le moment, si vous désirez plus d'informations sur la collection et leurs auteurs, rendez-vous sur le site !
17 juin 2009
Adieu Printemps
Où es-tu douleur ma sirène
Sur notre empire assis reine tu resteras
Même proche peine lointaine
Une écharde que j’aime et qui un jour m’aima
Matin ton chant ne m’atteint plus
Le facteur en silence cherche une lettre absente
Assez celle qui m’aima s’est tue
Quand elles sentent encore les fleurs fanées nous hantent
De nos rires reste l’écho
Dont les hoquets se perdent en sinistres ballades
Fuyez ces ruines mon château
L’amour est après nous comme un oiseau malade
Et toujours un mot qui toujours meurt trop tôt
Ah aimer souffrir délicat
Tu nous ouvres les bras comme un lys ses corolles
Calice bu la mort s’abat
Fulgurance amère qui de romance à trépas
Accueille les abeilles venues payer l’obole
Cette main qu’hier encore contre moi je tenais
Eut un jour ce geste fatal
Cette main qui mon coeur et mon corps dominait
S’en alla brusquement verticale
Cette main que j’aimais m’est perdue à jamais
Cette main mais ce corps aux couleurs de l’été
Qui m’offrait ses saveurs en trésors inavoués
Qu’importe alors les messes et l’ambre
N’est plus frisson de tous mes membres
D’aimer mes coffres sont vides et ma terre déchirée
La parole mêle aux mots leur vieux sens d’hier
Les voix palissent mais l’on se tait
Les yeux n’ont plus le même attrait
Le coeur une forêt que ronge le désert
On se terre on parle d’avant
D’un avant où depuis poussent les aubépines
La marche au soir venu prend des airs militaires
On se sait vaincus mais pourtant
On essaie de retarder la drôle de guerre
Qui dans les tranchées creuse impatiente et piétine
Le drame vient des larmes sur les armes levées
Au dernier acte les masques tombent
Les yeux sont calmes comme des bombes
Les souvenirs ont des habits de naufragés
Le temps n’est plus qu’une géhenne
Adieu printemps voici venue la haine

❧ ❧
Tout juste rentré du Burundi, je repars à Rome pendant quelques jours avec Maya où nous sommes invités au festival Crack ! du Forte Perenestino qui se tiendra du 18 au 21 juin.
Nous y présenterons la dernière parution des Grands Arbres, Le Paravent des Ires, collection qui réunit sept dessinateurs et moi-même autour du thème de l'érotisme. J'en parlerai plus longuement à notre retour.


À l'occasion, j'en profite pour vous annoncer l'ouverture de mon site Internet..
À bientôt !



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